[Exposition] Les grèves de 1955 à Saint-Nazaire et Nantes
Du 4 juin au 31 octobre, Ateliers et Chantiers de Nantes (couloir d'accès au CHT)
Le conflit de 1955 occupe une place à part dans l’histoire sociale de la Loire-Atlantique par sa durée et sa dureté.
Durée. Il s’écoule sur huit mois, de l’émergence des premiers comités d’action des soudeurs nazairiens en février à la conclusion d’un accord entre patronat et syndicats nantais en octobre.
Dureté. À Saint-Nazaire, on se bat autour des chantiers le 23 juin et on dresse des barricades le 1er août. À Nantes, un engin explosif est lancé sur les forces de l’ordre et dans l’enceinte de la prison lors de l’attaque de celle-ci, un ouvrier est abattu par les forces de l’ordre, le siège du syndicat patronal est saccagé ; on parle de coups de feu, de sabotages sur un échafaudage et sur un train ou encore du dépôt d’une bombe artisanale désamorcée dans l’enceinte des chantiers Bretagne-Loire. Paul Malnoë, figure du syndicalisme FO nazairien, voyait dans ce conflit « une véritable révolte, un ras-le-bol généralisé avec le refus de subir davantage ce qui était devenu, jour après jour, une situation insupportable, intolérable ».
En 2005, le Centre d'histoire du travail et la Maison des Hommes et des techniques avaient organisé un certain nombre d'initiatives pour fêter le cinquantenaire de cet événement historique, dont une exposition. Vingt ans plus tard, le CHT vous propose de la (re)découvrir, en deux temps : de juin à la fin juillet, seront exposés les panneaux relatifs à la grève nazairienne ; du 19 août à la fin octobre, la grève nantaise sera à l'honneur.
Installée dans le couloir d'accès menant au Centre d’histoire du travail, cette exposition sera visible du lundi au vendredi, y compris en dehors des heures d'ouverture du centre, et les samedis et dimanches de 14h à 18h.
Cortège rue Crébillon à Nantes. Photo publiée dans Ouest-France du 10-11 septembre 1955.
1er rang (de droite à gauche) : Gilbert Declercq, Marcel Guihéneuf, Pierre Evain, Gaston Jacquet, René Lebrun (ou André Aubin), Jean Oudart (CFDT Brand), Roger Gourdel…
(CHT, Fonds CFDT Métaux de Nantes et sa région)

