Des vies singulières

Des vies singulières

Martin Monath était un militant trotskyste qui, durant la Seconde Guerre Mondiale, a tenté d’organiser des cellules clandestines anti-nazies au sein de la Wehrmacht. Grâce au livre récent de Nathaniel Flakin, nous en savons désormais un peu plus sur sa vie, ses combats et sa liquidation par la Gestapo, en France, en août 1944. (1)

Destin tout aussi tragique pour Amédée Dunois, militant passé par toutes les couleurs du socialisme (il fut tour à tour anarchiste, socialiste, communiste, puis de nouveau socialiste par refus du stalinisme) et dont l’engagement dans la Résistance le mena à Bergen-Belsen où il perdit la vie. Un portrait signé par son petit-fils, Jean-Marie Catonné. (2)

Comme Dunois, Boris Souvarine fut l’une des figures centrales du communisme français au temps de sa fondation (1920)… et l’un de ses critiques les plus sévères dès le mitan des années 1920, sa biographie de Staline (publiée en 1935) faisant encore autorité aujourd’hui. Une biographie signée de l’historien Jean-Louis Panné. (3)

Jacques Doriot : lui aussi a rompu avec le stalinisme… mais pour rejoindre l’extrême-droite. Par conviction ou par opportunisme ? C’est à cette question que tente de répondre le politique Laurent Kestel. (4)

Dernière trajectoire singulière, celle de l’avocat Gustave Hervé, socialiste révolutionnaire, anti-patriote de choc, abonné aux geôles républicaines pour ses coups de plume incendiaires et qui se transforme en nationaliste fervent au début des années 1910, puis en laudateur du fascisme et en supporter du maréchal Pétain. Un portrait signé Gilles Heuré. (5)

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